Fumer ou quand le corps dégénère (2/3)

Fumer ou quand le corps dégénère (2/3)

Poumons - Arrêter de fumer - TabacoBlog

Comme vu dans le précédent article, certains effets de la cigarette sont assez visibles, après seulement quelques années de tabagisme. D’autres vont mettre un peu plus de temps à se manifester à la conscience du fumeur car les organes touchés sont internes.

Quand on parle des effets du tabac sur le corps, on pense assez vite au cancer (voir article « Fumer ou quand le corps dégénère (3/3) ») et l’image qui vient ensuite dans notre esprit est celle des poumons noirs. Image que l’on nous sert au cours de sciences ou sur certains paquets de cigarettes pour faire de la prévention. Nos poumons restent cachés dans notre cage thoracique. On peut toujours se voiler la face. Se dire qu’on en est encore loin d’avoir ces poumons : des organes respiratoires tellement goudronnés qu’on pourrait en faire un circuit de course.

Et pourtant, assez tôt, certains indices sont là pour montrer que le système respiratoire d’une personne qui fume subit une agression. La fumée de cigarette irrite les voies respiratoires : chez le fumeur, la muqueuse respiratoire est altérée et donc tout micro-organisme pathogène qui passe par là peut plus facilement entrer. Ceci explique, en grande partie, pourquoi les fumeurs vont très vite développer davantage d’infections ORL. Sinusites, laryngites, bronchites, … vont se multiplier. La plupart du temps, on continue de fumer même malade. Il m’est arrivé aussi, de devoir fumer dehors, dans le froid, sous la pluie en plein hiver, avec une fichue bronchite… C’est dans ces moments là qu’on se rend compte à quel point on est accro… On est loin des cigarettes « plaisir », chaque bouffée est une souffrance et pourtant on continue.

Au bout de plusieurs années de tabagisme, les bronchites peuvent se multiplier au point de devenir chronique (plus de 3 mois/an). Elles se caractérisent par une toux et une expectoration (mucosité rejetée par les voies respiratoires) le matin au réveil. Il ne faut surtout pas banaliser ses symptômes car ils peuvent être les prémices de la BPCO encore appelée la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive (voir prochain article « Fumer expose à la BPCO, quelle est cette maladie ? »). Cette maladie, peu connue et pourtant malheureusement trop fréquente, est la manifestation de la fumée qui nous étouffe. Si elle n’est pas soignée, elle évolue vers un rétrécissement des bronches qui devient alors irréversible !  Oui vous avez bien lu, irréversible même si la personne arrête de fumer. Tout effort devient alors synonyme d’essoufflement. Dans certains cas, la maladie peut se compliquer en emphysème : les poumons se détériorent et le tissu pulmonaire est détruit. Les difficultés respiratoires sont alors très importantes. Il n’est pas normal de cracher lorsqu’on fume alors n’hésitez donc pas à consulter au moindre doute afin d’éviter cette terrible maladie.

Les poumons ne sont les seuls organes à être touchés. Nous verrons dans le prochain article, que le tabac provoque certaines maladies qui évoluent silencieusement pendant des années. Lorsqu’on se rend compte des dégâts, il est souvent déjà trop tard. Un fumeur ne peut pas être en « bonne santé ».

 

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